La MRI (Multirisques Immeuble) est le contrat d'assurance souscrit par le syndicat des copropriétaires pour couvrir l'ensemble du bâtiment (parties communes et privatives en l'absence d'option contraire) contre les principaux risques : incendie, dégât des eaux, responsabilité civile de la copropriété, catastrophes naturelles.
Rendue obligatoire par la loi ALUR (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965), la MRI est gérée par le syndic de copropriété. Elle couvre habituellement la totalité de l'immeuble (parties communes et privatives), sauf clause restrictive dans le contrat. C'est elle qui intervient en premier dans les sinistres collectifs ou affectant les parties communes.
Parties communes (toiture, façades, escaliers, ascenseur, chaufferie, parkings communs). Parties privatives selon le contrat (cas le plus fréquent : couverture du bâti dans les appartements, hors mobilier et embellissements). Responsabilité civile de la copropriété vis-à-vis des tiers. Catastrophes naturelles et technologiques.
En cas de sinistre dans un appartement : la MRH (locataire) ou la PNO (bailleur) intervient en premier pour les biens personnels et embellissements. La MRI prend en charge le bâti et les parties communes. La convention IRSI désigne automatiquement l'assureur gestionnaire selon des règles précises.
Le syndic de copropriété déclare le sinistre à l'assureur MRI, transmet le constat amiable, organise les visites d'expertise dans les parties communes, et coordonne les artisans pour les travaux de remise en état. Sa réactivité conditionne fortement les délais d'indemnisation.
Multiplicité des interlocuteurs (syndic, occupants, propriétaires, assureurs respectifs). Origine du sinistre parfois difficile à établir (recherche de fuite). Délais de décision en assemblée générale pour des travaux importants. Franchises immeuble parfois élevées qui restent à répartir entre copropriétaires.
Non. Les biens personnels et le mobilier sont couverts par la MRH (occupants) ou la PNO (propriétaires bailleurs), jamais par la MRI.
Elle est imputée sur les charges de copropriété et donc répartie entre tous les copropriétaires selon les tantièmes, sauf si un copropriétaire identifié est responsable du sinistre.
Le contrat est voté en assemblée générale. Le syndic instruit, propose des devis, mais c'est la copropriété qui décide. Un changement d'assureur impose un vote.
OKOA prend en charge toute la logistique administrative : déclaration, relances, coordination, suivi jusqu'à l'indemnisation.
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